Boston je bio zadnja etapa puta. Nakon Jugozapada, grad je izgledao vrlo neuzbudljivo i poznato. Prije još par postova o zgodama i nezgodama s Divljega zapada koji će stoposto vrlo uskoro uslijediti, za pred kraj, 1 memento mori: Granary Burying Groud, gdje skupno leže revolucionari-patrioti, torijevci-lojalisti, ugledni trgovci robljem te ini američki poduzetnici:
Nous revoilà revenus dans le Nord-Est, un jour et demi à Boston avant de reprendre l’avion demain. J’ai l’impression que ce n’est pas juste pour cette ville de la découvrir comme ça, vite fait, et surtout après les paysages déments qu’on a vus dans le Sud-Ouest. On a passé la journée à se balader en ville et Boston nous est apparue familière, presque un déjà-vu, alors qu’on était juste passés deux fois en bus dans le centre-ville en allant et en repartant de la conférence il y a un mois.
La ville nous rappelle beaucoup New-York : Boston a de grands parcs avec des musiciens et des plans d’eaux (et une spécialité bostonienne, des pédalos géants super kitsch ornés d’un cygne), ainsi qu’une magnifique bibliothèque avec cour intérieure (et des lions aussi, pas très original) et un grandport. Comme à New York, le centre-ville rappelle que la ville a été fondée par des Européens, avec des petites rues tortueuses, alors que dans le reste du pays, ce sont surtout des villes en grille (plan hippodamienque ça s’appelle), beaucoup de vieilles petites églises un peu partout et d’anciens cimetières datant du début de la colonisation (celui-là, le Granary Burying Groud a été fondé en 1660). Les jolis vieux immeubles qui font de la résistance au milieu des des gratte-ciels ont la même architecture qu’à New York. North End, le quartier italien, avec des restaurants, cafés et boulangeries traditionnels, nous a rappelé Little Italy et le Lower East Side où on habitait avec ses grand immeubles ouvriers tout en briques.
J’imagine que ce n’est pas très juste non plus de présenter Boston comme ça ! C’est une ville super agréable, avec ses propres caractéristiques, dont un vieux marchétrès beau et très animé, regorgeant de petits restaus.
En Virginie, nous sommes allés à Abingdon voir la comédie musicale Avenue Q dans un théâtre historique, le Barter Theater ou Théâtre du Troc.
Fondé durant la Grande Dépression, il permettait aux fermiers du coin d’aller au spectacle en payant leur place de théâtre avec des légumes, de la viande, des produits laitiers, etc., ce qui permettait aussi aux acteurs de manger. La première représentation, en 1933, a fait salle comble.
Aujourd’hui, dans un énoooooooooooorme magasin de meubles de la banlieue de Roanoke en Virginie (un Coca-Cola est offert à chaque personne entrant dans le magasin), nous suivons les flèches indiquant ” Expo de meubles de Michael Jackson “. Le Roi de la pop aurait-il créé une ligne d’ameublement exclusive depuis l’au-delà ? Mais non, encore mieux, il s’agit de meubles ayant appartenant à MJ himself et acquis aux enchères après sa mort par le directeur du magasin. Entre autres, cette ma-gi-fi-que armoire néo-victorienne en noyer provenant de sa chambre, sur laquelle il a écrit ce message énigmatique ” Train, perfection March April full out May ” (soit ” S’entraîner, perfection mars avril à fond mai “).
“During the Depression, Robert Porterfield, an enterprising young actor, returned to his native Southwest Virginia with an extraordinary proposition: Bartering produce from the farms and gardens of the region to gain admission to see a play.”
Au Nouveau Mexique, nous avons suivi la légendaire Route 66, qui relie Chicago à la Californie. Elle forme la rue principale de deux villes que nous avons visitées, Gallup et Albuquerque, où elle a gardé son ancien caractère, bordée de motels (aux enseignes souvent rétro) et de comptoirs où les Amérindiens venaient échanger ou mettre en gage leurs objets d’artisanat (bijoux en turquoise, couvertures tissées, etc.), comme ici à Gallup (pawn shop = prêteur sur gage).
A Albuquerque, elle a été rénovée par endroits et est devenue un quartier sympa, un peu branché avec cinémas, cafés, restaus, friperies…
On voit ce symbole partout depuis qu’on est arrivés, c’est le symbole du soleil de la tribu Zia et l’emblème du Nouveau Mexique, qu’on retrouve sur le drapeau, les plaques d’immatriculation comme ici, les panneaux routiers, etc. La couleur turquoise est aussi présente un peu partout (maisons, mobilier urbain, etc.) et fait référence à la pierre qu’on trouve en abondance dans la région et dont les Indiens font de maaaaaaaaaaaaaaaaaagnifiques bijoux.
Ovdje živi Žena-pauk. Spider-rock dans le canyon de Chelly, Arizona : selon les légendes des Amérindiens, la Grand-mère araignée qui est à l’origine du monde réside dans la plus haute tour.
Aujourd’hui petite randonnée (on a beau être à 1 700 mètres d’altitude, il fait super chaud) dans le parc du Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument. En langage indien du coin, Kasha-Katuwe veut dire ” falaises blanches ” et designe les formations rocheuses volcaniques érodées par les forces de la nature. On se faufile dans un canyon très étroit creusé par l’eau et on débouche sur un paysage complètement lunaire. On grimpe et on se retrouve à hauteur d’aigle avec vue sur tout le plateau et les montagnes de la région. Magique ! Cliquez sur le titre pour un looooooooong diaporama.